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Saint Malo - Presqu'ile rocheuse commandant l'estuaire de la Rance, reliée à la terre ferme par une simple bande de sable ( le sillon ) cette position en faisait un bastion naturel qui décida sans doute d'un destin fait de luttes incessantes et d'une farouche prétention à l'indépendance.
Au long des siècles, les Malouins cherchèrent tour à tour à se libérer des convoitises et des ambitions successives de leurs voisins Français ou Anglais.
Mais, dans le même temps ou leur opiniâtreté et leur habilité leur faisaientt conquérir libertés et privilèges, ils s'illustraient par des exploits accomplis hors de leurs murailles, sur mer et outre-mer.
Port de la Course, de la Traite et des commerces lointains, lieu d'embarquement pour les îles, les mers du Sud et les Indes, la ville fut synonyme de courage et d'audace, à travers les exploits des Dugay Trouin et Surcouf.
Mais la gloire de St-Malo ne fut pas seulement celle des combats. La fortune de la ville devint immense au XVIIè siècle, ses armateurs prêtant de l'argent au roi de France Louis XIV, investissant dans la construction de malouinières, ces résidences qui jalonnent l'arrière pays de St-Servan et Paramé. De dimensions souvent moyennes, leur architecture présente beaucoup de points communs avec les hotels de la cité.
Le développement urbain de Saint-Malo s'est fait en plusieurs étapes à partir du XVIIIè siècle car, jusque là, seul le "rocher" était construit. C'est à cette époque que fut édifié les remparts actuels et la porte st-vincent, ainsi que les beaux hotels reconstruits à l'identique pour la plupart au lendemain de la guerre.
C'est que chance, gloire et richesse ont, un moment, basculé dans l'histoire malouine. Là où les tentatives des assiègeants avaient toujours échoué au cours des siècles, la résistance des forces allemandes, en 1944, allait entraînée la ruine d'une grande partie de la cité, ravagée par le feu.
Quant au Saint-Malo balnéaire, dernière étape de cette extension, il apparait à la fin du XIXè siècle, lorsque sur le Sillon, on construit un casino, un grand hotel sur les dunes. ( aujourd'hui centre de thalassothérapie sur la digue ) et d'innombrables villas. De larges avenues,où l'automobiles est reine ont remplacé les voies sablonneuses empruntées au début du siècle par les "laitières" de paramé et leurs petits ânes...
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